Ghost of Life
-partie 1-
-écrit par Varda-
-(c) Mai 2004-
Titre : Ghost of Life
Catégorie : Fanfic
libre
Auteur : Varda
E-Mail : lulututu@caramail.com
Date d'écriture :
27 Mai 2004
Classement : Tout public
Période : Saison 4,
après la remise des diplômes et donc la rupture Joey/Pacey.
Résumé : Après
que Pacey l'ait quitté, Joey ne se sens plus la force de vivre.
Elle a l'impression d'errer dans un trou noir, mais il y a une chose qu'elle
ignore... c'est Pacey/Joey !
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Je me lève de mon lit et regarde le temps qui se profile à l’horizon pour cette nouvelle journée à ma fenêtre. « Nouvelle » n’est pas le mot avec lequel je qualifierai cette journée en fait. J’ai l’impression de l’avoir déjà vécue, de la vivre tous les jours, inlassablement : les mêmes évènements tristes et moroses, les mêmes pensées qui ne tournent qu’autour de lui. Je ne vis plus maintenant, je survis. Et survivre est encore un mot faible, mais quelque chose m’oblige à continuer. Continuer à vivre le fantôme de ma vie. Continuer à accepter l’avenir comme je l’ai toujours fait plus ou moins bien. Mais plus les jours passent, plus j’ai l’impression de décrocher. De tomber au fond de ce grand abysse noir, sans que personne ne puisse me rattraper.
Je dois avoir l’air bien pathétique. Non, erreur, je suis pathétique. Je ne suis plus q’une marionnette qu’on a trop ballotté, prête à jeter. C’est étrange de voir comment Joey Potter, la fille si brillante qui ne se laissait pas mener par ses émotions, la fille qui restait forte quoi qu’il arrive, en arrive là. Et ce depuis qu’il m’a quittée…
…Pacey….
Toutes ces choses horribles qu’il m’a dite le soir du bal, elles se répètent dans ma tête à chaque heure qui passe, on dirait qu’elles ne se lassent pas de me torturer. Tout avait pourtant été si magique, si parfait. Je commençais sérieusement à envisager de passer le reste de ma vie avec lui, même si ça paraissait trop tôt. Une grande partie de moi y croyait. Oh oui, j’y croyais dur comme fer à notre relation. Je savais qu’il m’aimait. Et de mon côté, jamais mon cœur n’avait battu aussi fort pour quelqu’un, pas même pour Dawson, à ma grande surprise. Mon cœur était réglé sur le sien, ma vie, je la calquais sur la sienne. S’il n’allait pas bien, je le suivait dans sa tristesse. Je n’ai jamais cessé de l’abandonner.
Puis il a commencé à se poser toutes ces questions. Pourquoi est ce que j’étais avec lui, que lui ne valait rien, qu’il fallait que je me trouve quelqu’un d’autre, que c’était préférable. Il n’a jamais pensé que si j’étais avec lui c’était parce qu’il était mon tout. Et je lui en ai voulu pour ça, pour ne pas avoir cru en mon amour pour lui. Et puis j’ai cessé de lui reprocher le coup de notre rupture. Je me suis rendue compte que tout était ma faute. Si seulement je n’étais pas cette fille, celle que l’on dit la plus intelligente, celle qui aura un brillant avenir, celle qui s’en sortira, quittera Capeside et se mariera avec un homme qui aura fait de grandes études. Ces choses qui me paraissaient si évidentes avant, je ne veux plus en entendre parler. Ce n’était qu’un rêve, un écran de fumée. Pacey a tout changé. Et je me suis maudite d’être cette fille. Je serais devenue une véritable délinquante s’il me l’avait seulement demandé.
Je crois qu’il a été aussi malheureux que moi. Et puis il a commencé à se remettre. Moi pas. Je ne pouvais pas tourner la page. Si on m’avait dit il y a des années que j’aurais plus de mal à oublier Pacey qu’à oublier Dawson alors que je le considérais comme mon grand amour, je crois que je me serais écroulée de rire. Pourtant aujourd’hui je ne trouve rien d’hilarant à la situation. Je remet le même masque tous les jours, celui de quelqu’un qui s’est remis, qui continue à vivre avec gaieté, qui s’envisage un bel avenir. Et ça marche plutôt bien puisque je n’ai reçu des remarques à propos de ma santé que rarement. Je dois être douée en tant qu’actrice.
Quand on nous a remis nos diplômes, une partie de moi était heureuse, l’autre avait envie d’hurler et de brûler ce fichu papier. Celui qui nous avait séparé, Pacey et moi. J’avais cru que je pourrais me consoler en me disant que ce diplôme était la clé vers le succès, mais au fur et à mesure, je me suis pleinement rendue compte que je n’en avait rien à faire du tout. Tout ce qui m’importait, c’était d’être avec Pacey.
C’est... fou comme j’ai changé !
J’enfile quelques vêtements et me dirige vers la sortie. Avant que j’ai pu atteindre la porte, Bessie m’accoste :
« - Joey, n’oublie pas qu’aujourd’hui tu dois aller chercher les lettres de Papa ! »
Je me retourne, une mine confuse sur le visage. J’avais complètement oublié ce petit détail. En fait, je ne retiens plus grand chose ces derniers temps. Pacey doit prendre trop de place dans ma tête. Bessie s’aperçoit de ma gêne et semble au bord de l‘exaspération.
« - Ne me dis pas que tu as oublié...
- Je suis désolée, ça m’a échappé.
- Bon... heureusement que je te l’ai rappelé, ne l’oublie pas en cours de route !
- Promis... »
Je lui fais un clin d’oeil et elle me répond par un sourire. Je sais qu’elle a compris que je ne vais pas bien. Je sais qu’elle compatis, mais je ne veux pas de sa pitié, et pas de son aide non plus. J’avais envie qu’on m’aide au début, mais plus maintenant. Je veux souffrir seule. Et elle a compris ça aussi. J’ai vraiment une soeur formidable.
Je sors de la maison et commence à marcher, en direction de la poste, donc. Pour une fois j’ai une destination à atteindre, au lieu d’errer dans les rues.
La chaleur a atteint toute la ville et la plupart des habitants ne portent qu’un T-Shirt et un short. J’ai l’impression de passer pour ridicule avec mon jean, mon T-shirt à manches longues et ma veste. Mais je m’en fiche. Ils peuvent peut être avoir chaud, mais pas moi. La chaleur semble prendre un malin plaisir à me contourner, et j’ai constamment froid. Je me surprend à trembler parfois. C’est sûrement l’effet dû à avoir un coeur complètement anéantie... Pacey a aussi emporté la chaleur de mon corps avec lui. Je ne sais décidément pas ce qu’il m’a laissé, à part mes larmes... Non, il ne faut pas que j’y pense. Pas maintenant, pour une fois.
Plus tard, je sors de la pote avec les lettres en question. Je souffle un grand coup et m’apprête à reprendre le chemin de la maison lorsqu’une voix familière m’interpelle.
« - Eh Joey ! »
J’hésite avant de me retourner. Je sais bien que c’est Dawson, à en juger par le bruit de pas, je sais qu’il n’est pas seul. Et je ne sais pas si j’ai envie d’être en la compagnie de quelqu’un aujourd’hui. Je ne sais pas si j’aurais de nouveau l’envie d’avoir la compagnie de quelqu’un près de moi. Finalement, au nom de notre amitié, je me retourne, et me force à lui sourire. Je crois que ce sourire est bien passé, car il me répond avec son air joyeux. Jen et Jack sont avec lui, ils ont l’ai en pleine conversation mais s’interrompent lorsqu’ils me rejoignent. Dawson engage la conversation.
« - Qu’est ce que tu fais là, ça fait longtemps qu’on ne t’avais pas vue !
- Désolée à propos de ce silence radio...
- C’est pas grave, dit Jen avec un ton amical et rassurant.
- Bien sûr que si c’est grave, vous êtes mes amis, on s’est toujours très bien entendu et moi, trop occupée par ma petite personne, je ne pense même pas à aller vous voir ! C’est de l’égoïsme, et je suis vraiment..
- Joey, on t’as dit que ce n’était pas grave. Ce n’est pas comme ci tu nous avais rayé définitivement de ta vie, et puis les amis c’est fait pour pouvoir pardonner !
- Merci Jack.
- Pas de quoi, me répondit il en me donnant l’un de ses plus beaux sourires.
- En fait on se rendait à la bibliothèque, relança Dawson. Jen veut absolument y trouver son livre à l’eau de rose.
- Il n’est pas à l’eau de rose ! Moi qui croyait que tu comprendrais le romantisme et que tu ne resterait pas fixé sur la science fiction toute ta vie...
- Ca va, ça va , je ne veux pas me lancer dans un combat avec toi ou chacun des deux défendrait à tout prix le parti de son genre préféré pour qu’au final on se dispute, alors... Tu veux venir Joey ?
- Et bien en fait Bessie voulait que je rapporte les lettres et..
- Ca peut bien attendre. Et puis j’avais cru comprendre que tu t’en voulais de ne pas nous avoir fait un signe de vie, c’est l’occasion ou jamais de te rattraper ! dit Jack malicieusement. »
Touchée. Il a raison sur ce point là. Je ne peux pas dire une chose et me contredire la seconde d’après, ça serait ridicule... Raté, je n’ai plus aucune raison de me défiler. J’accepte donc leur proposition. A la réflexion, je crois que j’ai besoin de me retrouver un peu avec eux. Avant de re-sombrer dans ma mélancolie l’instant d’après.
Sur la route, nous parlons de tout et de rien, et avançons lentement. Comme l’a dit Jack, j’essaie de rattraper le temps perdu, de ne pas trop m’éloigner de mes amis. Pourtant j’ai beau tout faire, j’ai l’impression d’être tellement opposé à eux maintenant... Lorsque le sujet des études a été abordé, je suis resté muette, ou ne lançant que de vagues ‘oui’. Ils ont déjà des projets d’avenir, mais moi je n’y ai pas pensé une seule seconde. Encore Pacey qui m’occupait trop l’esprit. J’étais la première avant à vouloir chercher le plus rapidement possible une faculté de renom et choisir une filière d’étude, mais maintenant je ne sais pas si ça en vaut la peine.
Allons, ressaisis toi, Joey ! Il faut se réveiller maintenant. C’est dur d’avoir perdu Pacey, à un point inimaginable. Mais maintenant il faut avancer, se changer les idées, faire les études que tu t’étais promis de faire. Et si tu n’y trouves pas un grand réconfort, fais le au moins pour ne plus penser à lui...
Je ne sais pas pourquoi mais cette pensée m’a soudainement remonté le moral. Je me sens moins fragile, moins prompte à craquer à tout instant. Mais vais-je tenir ?
Dawson et Jen ont finalement abordé leur débat du combat romantisme contre science fiction, et sortant de mes pensées je me rend compte que Jack m’observe. Essaierai t’il de lire dans mon esprit ? A t’il vu l’espoir soudain qui est passé sur mon visage ? Je n’en sais rien. Ca ne m’empêche pas malgré tout de lui faire un grand sourire.
Et puis soudain je me fige. J’ai l’impression que je vais m’écrouler. Les autres se sont arrêtés aussi, croyant que je ne me sentais pas bien - ce qui est plus que vrai - . Puis ils suivent mon regard, et tombent sur Pacey, qui vient d’apparaître un peu plus loin au bout d’une rue en compagnie d’une fille aux cheveux châtains, bien connue pour avoir démissionné des pom-pom girls. Pourquoi fallait il que lorsqu’elle se sentait tout d’un coup mieux et ne pensait plus à lui, il refasse surface pour lui faire encore plus mal ? Combien de coups allait elle encore supporter comme ça ? J’espère qu’il ne nous a pas vu... grossière erreur. Il s’approche déjà vers nous avec la poupée en plastique qui lui sert de ’partenaire’. J’ai l’impression que le souffle me manque, que je vais m’évanouir. Les larmes commencent déjà à monter et j’ai une envie folle de tourner les talons et de m’enfuir aussi vite que je le pourrais, quitte à passer pour étrange pour mes amis. Dawson me regarde comme si j’allais le faire d’un instant à l’autre. Il a le don pour savoir ce que je vais faire avant tout le monde. Mais plus je vois Pacey arriver, plus cette envie diminue, et je ravale mon chagrin. Je ne lui laisserai pas la satisfaction de perdre la face devant lui. Il faut que je garde le peu de dignité qu’il me reste. Même si ça fait mal. Et je ne sais pas pourquoi, d’un coup j’ai une envie soudaine aussi de lui faire mal, de lui faire ressentir ne serait-ce que le quart de la douleur que j’éprouve.
Il se poste devant nous avec sa pimbèche officielle et Jen et Jack lui sourient. Dawson reste de marbre, et je le sens près à me défendre si jamais Pacey disait quelque chose contre moi. Quant à moi d’ailleurs, j’évite obstinément le regarde de Pacey et préfère détailler du regard sa nouvelle amie : il est vraiment tombé bien bas.
« - Salut Pacey, dit courageusement Jen pour essayer de briser le froid immense. Comment tu vas ?
- Oh très bien, je me promenais comme ça, avec Maggie.
‘Très bien’ ? J’ai envie de lui donner une gifle violente, et je sens mes joues virer au rouge. Comment peut il dire ça ?
- Je ne savais pas que tu sortais avec Maggie, dit Jack étonné.
- Quoi ?? Mais on sort pas ensemble ! s’écria Maggie avec des yeux ahuris, révélant véritablement que la taille de son cerveau ne devait pas être plus grosse que celle d’un petit pois.
- Non, on sort pas ensemble, qu’est ce que tu vas imaginer ?? On fait connaissance c’est tout, on a décidé de faire un bout de chemin à deux et puis voilà.
- Ah... Vous voulez vous joindre à nous ? On allait à la bibliothèque.
Je jette un regard noir à Jen. Serait elle devenu folle ou prenait elle un malin plaisir à me voir souffrir ? Elle sait que je la mitraille du regard et que je prépare déjà ma vengeance, mais semble ne pas en tenir compte. Je sens qu’elle avait prémédité ce qu’elle allait dire.
- Oh et bien pourquoi pas... si ça ne dérange pas Potter.
L’effet est immédiat : je ne pas m’empêcher de riposter brutalement.
- Mais pas du tout Witter, en fait j’ignorais que tu connaissais les plaisirs de la lecture.
Je sens que je lui ait fait mal. Tant mieux, c’est exactement ce que je voulais. Et encore, ce n’était qu’un échauffement, il n’a encore rien vu. En tout cas, avec ce que j’ai dit, un silence et une tension palpable s’est installée. Dawson prend alors un air confus :
- Ah, qu’est ce que je peux être bête par moment ! Je me souviens à l’instant que je devais te rendre quelque chose Joey, tu sais, ton livre, tu l’as oublié chez moi il y a pas mal de temps déjà... Je me disais qu’il serait peut être temps que tu le reprenne.
Je remercie le ciel d’avoir mis Dawson sur ma route et promet de tout faire pour l’aider la prochaine fois qu’il sera dans un mauvais pas comme il vient de le faire pour moi à l’instant.
- Oui, je me souviens maintenant. Je devrais peut être aller le récupérer, au cas où. Bon et bien, à plus tard tout le monde. Witter... ajoutai-je sur une voix dure.
- Joey... »
Je me stoppe un instant, mais préfère ne pas m’attarder trop longtemps. Je sais qu’il a les yeux rivés sur moi. Et j’ai senti que le ton de sa voix n’était pas aussi dur, aussi sec que la fois précédente. Il y avait comme des regrets, et autre chose aussi... Non, je ne veux pas y penser. Règle numéro 1 ma petite JOey, ne jamais se faire d’illusions.
Dawson et moi partons à grandes enjambées et je le sens tendu. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’il me reproche quelque chose.
Arrivés chez lui, nous grimpons à l’échelle et rentrons dans sa chambre. Nous n’avons pas prononcé un mot de tout le trajet, et j’ai peur qu’il finisse par exploser sur moi. Mai avant, j’espère comprendre pourquoi. Bien évidemment, je n’ai rien à récupérer et m’assois sur le lit, tandis qu’il essaie de s’occuper en rangeant deux ou trois affaires qui traînaient par là. Je me décide à me faire joyeuse pour le remercier et lui dis d’un ton soulagé :
« - Merci Dawson, je ne saurai pas te dire à quel point tu m’as aidé en..
- Non ne dis rien Joey, ça vaut mieux.
Il s’est arrêté brusquement. D’un seul coup je ressens compassion, amitié et ...peur. Je ne sais pas encore ou peut en arriver Dawson lorsqu’il est énervé. Mais je suis décidée à parler avec lui. J’ai besoin de lui en cet instant précis.
- Dawson, écoute, tu as réagis comme un véritable ami, et je t’en suis reconnaissante. Tu as tout de suite compris que..
- Il ne faut pas être un génie pour comprendre. Et si je t’ai éloigné c’est pour qu’il ne t’approche pas. Il a déjà fait assez de dégâts comme ça je pense.
- Qu’est ce que tu racontes Dawson ?
- Oh pitié Joey, pas avec moi ! Tu nous mens à tous, tu nous fait tous croire que vas bien, mais je ne suis pas dupe Joey, je te connais quand même depuis assez longtemps pour savoir que tu vas mal, pour savoir que je ne peux pas t’aider et que ça me rend malade ! Tous les jours, je t’observe sortir de chez toi, tu as ce même regard vide, tu semble prête à t’effondrer à chaque instant, et tu ne peux pas savoir à quel point c’est pénible pour moi de te voir dans cet état là ! J’aimerais pouvoir te prendre dans mes bras, te consoler, te protéger...
- Dawson je suis désolé. Je ne veux pas te faire plus de mal plus que je ne t’en ai déjà fait. Je t’aime de tout mon coeur Dawson. Et j’ai été tentée plusieurs fois d’aller chez toi et de me réfugier dans tes bras en pleurant pour que tu calme mon chagrin..
- Alors pourquoi ne pas l’avoir fait ??
- Parce que je savais que ça te ferai du mal, Dawson ! Moi non plus je ne suis pas idiote, je sais très bien que si je viens te voir pour que sèche mes larmes dues à ma rupture avec Pacey, ça te fera mal. Parce que je sais que tu m’aimes, et je veux te préserver. Aurais tu vraiment voulu que je vienne chez toi en te parlant de Pacey, alors que tu ne rêves que d’une chose, être le seul maître de mon coeur ?
- J’en ai assez de tourner en rond Joey. Assez de te voir malheureuse, assez d’attendre le bon moment avant de pouvoir reconstruire quelque chose avec toi. Et j’en ai assez qu’il te fasse souffrir ! Je ne veux plus jamais qu’il te fasse pleurer Joey. Tout est de sa faute, jamais il n’aurait du te traiter comme il l’a fait. Il n’a même pas eu la décence de venir s’excuser ! Comment peut il faire du mal à une fille pareille, toi qui est si gentille, si tendre et douce, si parfaite..
- Dawson...
- Je t’ai sortie de là parce que je savais que si nous allions tous à la bibliothèque, tu aurais fini la journée dans les larmes. t ce n’est pas ce que je veux pour toi Joey... Mais je sais aussi que tu l’aimes encore.
- Quoi ?
- Allons joey, même si ça fait mal, toi et moi savons que tu aimes toujours Pacey, à un point inimaginable. Tu ne serais pas si malheureuse sinon.
Des larmes coulent sur mes joues. Dawson est vraiment un véritable ami. Sans que je lui dise quoi que ce soit, il a réussi à tout comprendre. Et je sais que je luis fais mal, et je me hais pour ça. Je ne devrais pas faire mal à un ami pareil. Il est exceptionnel, et je n’ai pas envie de le perdre. Je ne suis vraiment qu’une égoïste. Si seulement je ne pouvais que me faire du mal à moi même, si seulement je pouvais épargner Dawson.. Malgré tout je sens qu’il en m’en veut pas. J’en ai la confirmation lorsqu’il s’approche sereinement, prend mon visage entre ses mains et dépose un baiser sur mon front. Je m’abandonne alors contre lui, essayant de retenir mes larmes douloureusement. Je l’entends murmurer à mon oreille :
- Ce n’est pas grave Joey... Je comprends... Et je t’attendrai aussi longtemps qu’il le faudra... Parce que tu en vaux la peine, et si lui ne l’as pas encore compris, alors ce n’est qu’un imbécile...
Il passe sa main dans mes cheveux et nous restons ainsi quelques instants dans les bras l’un de l’autre, sans bouger, sans rien dire. Je me sens apaisée. Parler avec Dawson m’a vraiment fait du bien, plus que je ne pouvais l’imaginer. C’est comme si il m’avait d’un coup retiré un poids des épaules, comme s’il avait osé dire toutes les choses que j’avais gardé enfermées dans une boîte au fond de mon âme... Pour la première fois depuis longtemps, je me sens incroyablement sereine, comme si Dawson me libérait de toute ma tristesse... Je sais que je pourrais toujours compter sur lui. Enfin je parviens à lui murmurer :
- Merci... »
Nous nous écartons et il me sourit. Je sèche mes larmes et lui adresse un sourire que je veux montrer rassurant, ce qui a l’air de plutôt bien marcher, étant donné qu’il ne m’adresse pas ce fameux regard qui veut dire qu’il n’est pas idiot. Je dis enfin qu’il faut que j’y aille et il acquiesce sans rien dire. Un peu gênée, mais sereine, je passe par la fenêtre et descends par cette fameuse échelle, pour retourner chez moi, un sourire inconscient sur mes lèvres. Dawson a raison : même si je n’osais pas le dire clairement jusqu’à présent, que je préférais utiliser d’autre chemins pour en parler, j’aime toujours Pacey - voilà, une chose de dîte - . Maintenant il ne reste plus qu’à aller lui dire. Coûte que coûte. Je ne peux plus vivre dans cet enfer, je ne veux plus. Chaque jour mes forces diminuent. Désormais, c’est lui qui a les cartes en main. Il pourra soit me sauver, soit m’asséner le coup de grâce...
Que ce soit l’un ou l’autre, il faut terminer tout ça maintenant...
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